Rubrique : Dossiers

Le processus de Bologne - Instauration et conséquences d’un nouveau régime académique

Table ronde

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Abstract: Lors du colloque international « Les systèmes d’enseignement et les catégories nationales de pensée », le réseau ESSE*, a proposé une table ronde sur le processus de Bologne qui visait à décrypter la logique et les conséquences du nouveau régime académique européen qui va découler de la « Déclaration de Bologne ». Plus concrètement, on s'est demandé notamment dans quelle mesure la déclaration de Bologne est différemment interprétée selon les pays de l’Union. Une approche comparée nous a permis de mettre en lumière, par contraste, des « catégories nationales de pensée » particulières qui sont au cœur des inconscients académiques nationaux. Des aspects plus politiques ont été aussi au centre de notre réflexion. En ce sens, on peut se demander si le processus de Bologne est devenu un élément important dans la stratégie globale des universités européennes pour obtenir de nouveaux moyens légaux et financiers. De ce fait, y aura-t-il l’espace pour une critique légitime ? Qu’en sera-t-il de l’autonomie intellectuelle dans une réforme que quelques uns (jugés déjà comme marginaux) trouvent trop assujettie à une vision « marketing » des études et de la recherche (l’offre doit s’adapter à la demande), vision à laquelle l’on est sommé de consentir parce qu’il faut rester compétitif dans une économie libérale mondialisée de la connaissance et du savoir. Quelles seront alors les conséquences épistémologiques pour une université qui sera dorénavant conçue par le monde politique comme une entreprise parmi d’autres ?

Des aspects plus politiques ont été aussi au centre de notre réflexion. En ce sens, on peut se demander si le processus de Bologne est devenu un élément important dans la stratégie globale des universités européennes pour obtenir de nouveaux moyens légaux et financiers. De ce fait, y aura-t-il l’espace pour une critique légitime ? Qu’en sera-t-il de l’autonomie intellectuelle dans une réforme que quelques uns (jugés déjà comme marginaux) trouvent trop assujettie à une vision « marketing » des études et de la recherche (l’offre doit s’adapter à la demande), vision à laquelle l’on est sommé de consentir parce qu’il faut rester compétitif dans une économie libérale mondialisée de la connaissance et du savoir. Quelles seront alors les conséquences épistémologiques pour une université qui sera dorénavant conçue par le monde politique comme une entreprise parmi d’autres ? Les intervenants de cette table ronde étaient: Charles Beer, Conseiller d’Etat - DIP, Genève Christian de Montlibert, Université de Strasbourg Alessandro Pelizzari, Université de Fribourg, secrétaire d’Attac suisse Yves Winkin, Ecole Normale Supérieure - Lyon

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